Dépasser le syndrome de l'imposteur | podcast biz005

Inventé par deux psychologues américaines en 1978 : Pauline Rose Clance et Suzanne A. Imes. "Ce syndrome exprime un sentiment désagréable de doute permanent qui consiste à ne pas se sentir légitime dans son statut actuel et à avoir des difficultés à s'approprier ses propres succès ...

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70% des hauts potentiels / zèbres touchées !

Le syndrome fait surface dans les périodes de transition


Ce syndrome est un mécanisme de pensées qui crée chez les personnes concernées un sentiment de scepticisme permanent à l'égard de leur propre valeur et qui les pousse à attribuer leur réussite à des facteurs externes, comme la chance ou le hasard. En somme, si la personne réussit, ce n'est jamais grâce à ses qualités"


4 manifestations du syndrome :


  • Le stress, le sentiment de honte, l’anxiété sociale et l’anxiété tout court. Bref, le syndrome de l’imposteur peut gâcher une grande part de plaisir au travail.

  • La difficulté à demander de l’aide (le risque est trop grand qu’on y voit un indice de taille de la gigantesque incompétence)

  • Une estime de soi fragile, un sentiment d’infériorité, la difficulté à reconnaître sa propre valeur et la crainte du regard de l’autre.

  • La difficulté à accueillir les compliments, les mots gentils, les retours positifs (et la propension à les juger comme erronés). Paradoxe amusant, l’imposteur auto-déterminé a tendance à sur-estimer la valeur et les compétences des autres, mais les prend pour des mous du bulbes lorsqu’il s’agit d’évaluer ses propres compétences. C’est donc une construction de tout un système de croyances erronées comme fondation à sa dévalorisation.


Ce comportement se traduit par deux types de stratégies destinées à cacher ce qui est perçu comme la vérité et qui renforcent le comportement.


C’est très pratique, l’arrosage automatique des croyances, elles s’alimentent toutes seules:


– En faire toujours plus : le surinvestissement qui paraît indispensable pour compenser l’effroyable manque de compétences


– En faire un peu moins : le sous investissement est une formidable stratégie d’échec qui permet de justifier un éventuel échec, ou, en Adjani patentée de sa propre vie professionnelle, de montrer tout ce qu’on veut cacher. Et s’il réussit quand même, alors il a d’autant plus de bonnes raisons de l’imputer à la chance ou à la bonté des autres.


Comment dépasser le syndrome de l'imposteur

Reconnaître ses accomplissements

Souvent, lorsqu’on parle de syndrome de l’imposteur, le premier conseil est de reconnaître ses réussites et c’est un conseil parfaitement judicieux !

Comprendre que tout n'est pas du au hasard ou à la chance. Donne toi des rdvs réguliers avec toi même pour écrire tes réussites et te les réapproprier !


Eviter les comparaisons

L’un des mécanismes courants de la dévalorisation est la comparaison qui nous pousse à observer chez les autres les preuves qu’ils ont ces qualités que nous nous reprochons de ne pas avoir avec une absence de délicatesse sémantique tout à fait notable. Voilà une technique parfaite pour rabaisser son estime de soi. Difficile d’être à la hauteur quand on passe sa vie à se comparer à ceux qu’on prend pour des super-héros!


Connaître ses qualités et talents naturels pour mieux s'accepter

Voici le lien vers le test des 24 forces : https://www.viacharacter.org/survey/account/register


L’acceptation de soi, non pas arrogante (« je suis comme ça et j’emmerde ceux à qui ça ne plaît pas »), car elle serait alors une autre démonstration d’une estime de soi fragile, mais l’acceptation tranquille apporte une pacification de la relation à soi qui favorise la construction d’une référence interne, de sa propre opinion de soi, débarrassée des codes et des injonctions sur les qualités qu’il faut avoir ou qui sont négligeables.


S’appuyer sur le regard de l’autre pour poser un regard bienveillant sur soi-même

Habitués aux critiques acerbes que nous formulons sur nous-mêmes, nous finissons par nous imaginer que les autres ont autant de discours négatifs sur nous que nous en avons nous-mêmes. Probablement à tort, car les autres ont en général un regard à la fois plus objectif et plus bienveillant que nous. Et bienveillant ne veut pas dire complaisant! L’idée qu’ils se font de nos capacités, même si elle est biaisée par leur propre système de valeur, est souvent plus juste que le nôtre, lorsqu’il est teinté de dévalorisation. Bref: écoutons les autres, les collègues, les boss qui nous ont accordé ces promotions ou confié ces dossiers complexes, ils ont plus confiance en nous que nous-mêmes et nous appuyer sur l’image qu’ils ont de nous peut aider à porter un regard plus bienveillant sur nous-mêmes. Va écouter mon podcast happy Monday et faire l'exercice proposé dans cet épisode, il pourrait t'être précieux


Outil bonus

Pour vous libérer du syndrome de l’imposteur consiste à identifier les pensées absolues (qui sont en gros les pensées automatiques qui nourrissent ta croyance d'imposture, du manque d'estime de toi, de je ne suis pas assez)

Voici quelques exemples de ces pensées destructrices et absolues qui entretiennent ce sentiment d’imposture:


Tout doit toujours être parfait.

Je dois performer dans tout ce que je fais.

L’échec n’est pas tolérable.

Je n’ai pas de valeur si je ne suis pas admiré(e) des autres.

Si je fais une erreur, les autres vont me critiquer et me rejeter.

Ce genre de pensées créent une pression ÉNORME sur la personne qui les entretient, et l’empêchent de se croire à la hauteur.


Devant de tels impératifs, il est plus facile de ne rien faire et de s’autodénigrer (ou de travailler de très nombreuses heures pour essayer d'atteindre la «perfection») que de simplement accepter que tout n’a pas à être, toujours, aussi parfait.


Pour vous libérer de ces distorsions cognitives, vous pouvez les combattre en utilisant le recadrage.


Recadrer consiste à carrément critiquer ces pensées en vous posant des questions comme:


Ai-je à être un(e) expert(e) du domaine pour prétendre pouvoir faire cette activité?

Quel sera le pire qui puisse arriver si j’échoue ? Est-ce que ce sera vraiment aussi terrible que je le crains?

Les autres ont-ils vraiment les compétences que je m’exige pour faire la même chose?

Les autres m’ont-ils critiqué(e) et rejeté(e) à ce point les dernières fois que j’ai fait des erreurs?

La perfection existe-t-elle vraiment? Est-ce réaliste et constructif de toujours vouloir tout faire de manière parfaite sans me tromper?

Quelles sont les conséquences sur moi (sur ma vie, sur mon stress, ma motivation, mes relations, etc.) d’entretenir ces distorsions cognitives?


Le fait de vous poser ce genre de questions vous aidera à recadrer les distorsions cognitives et à prendre du recul pour diminuer progressivement la pression que ces pensées exercent sur vous.


Dis-moi en commentaire si cet épisode résonne pour toi et si tu as toi-même dépasser certaines croyances pour mieux avancer dans tes projets !


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